samedi 7 octobre 2017

Back to school: retours sur leur premier mois d'école



Me voilà enfin avec des news de cette fameuse rentrée scolaire, un mois plus tard comment allons-nous ?
Vous êtes nombreux à me poser la question donc je vais vous faire un petit billet "Back to school: un mois après notre rentrée scolaire"



Vous vous en doutez, j'ai été élu par le corps professoral de mon village: Mère pénible de l'année !!!

"thank you !"


Et bien oui, c'était compliqué en début d'année de ne pas venir leur faire part de tout ce qui pouvait déranger les enfants. Je me suis fait envoyer boulet un bon nombre de fois, mais au moins les enfants étaient rassurés et petit à petit ils ont fait leur nid dans leurs écoles respectives.




Benji à la maternelle:


Benji revient de l'école en m'expliquant que "avion" a deux syllabes en tapant dans ses mains et que "graine" commence par grrrrrrr. Alléluia !! et dire que j'ai passé l'année dernière à tenter de lui enseigner cela.
Mon petit chou qui a un tempérament bien prononcé depuis son plus jeune âge et qui ne se laisse pas marcher sur les pieds facilement, à  l'école il tient tête à tout le monde, même aux plus grands, qu'il croise à la garderie le matin ou bien le mercredi après-midi au centre de loisir. Ce qu' il faut l'avouer est un sérieux atout pour avoir une vie sociale agréable au sein d'une école.
Cette grosse confiance en soi que mes 4 enfants ont acquis grâce à l'instruction en famille est leur point fort à l'école.

Le gros bémol, c'est que chaque matin je dépose Benji à la garderie et devinez comment ils font leur temps calme avant de rejoindre les classes ? .... avec la télé !!! Oui, oui, vous ne rêvez pas. Ils rassemblent les petits devant un épisode de "Sam le pompier",
-" c'est pour faire un temps calme" qu'elle m'a sorti la dame de la garderie.
 N'importe quoi. Donc dès que je peux éviter aux enfants la garderie, je le fais.


Pupuce au primaire:


Pupuce a qui on a refusé le CM1 et qui le rumine encore, s'est remise à écrire, ouf ! ( pour connaître toute l'histoire c'est ICI)
Elle s'ennuie pas mal en classe, car il y a 28 élèves et les niveaux sont très hétérogènes. De plus le maître est très préoccupé par le fait qu'il ne faut pas que les faibles se sentent trop faibles et les bons se sentent trop bons. C'est assez pénible, je trouve car Pupuce se retrouve avec des supports très peu qualitatifs finalement pour permettre aux plus faibles de suivre, au détriment de son enthousiasme. J'ai déjà eu un premier RDV avec le maître après la rentrée qui a trouvé le niveau de Pupuce très bon surtout en maths (merci la méthode Singapour).
Chaque samedi matin avec Marie les filles travaillent les maths et la lecture car ce que propose l'école est vraiment très pauvre.
A part cela, Pupuce se régale d'avoir une vie sociale aussi intense. Elle qui aime tant le contact avec les autres. A l'école elle est servie.
Chaque Mercredi aprem, elle et Benji sont au centre de loisir ensemble. Ils déjeunent côte à côte et font la loi dans la cour de récré à deux. Leurs liens s'en sont trouvés renforcés s'est très amusant à observer.


Nounoute en sixième au collège:


Nounoute nous ch&aque soir un remake des épisodes de premiers baisers ou hélène et les garçons à travers ses récits. Mon dieu, mon dieu les histoires de collèges !! J'essaie de retenir le nom de tout le monde ainsi que leurs liens sociaux, mais c'est bien compliqué.
Après tout cela, mais alors bien en secondaire: il y a les cours et puis aussi les profs.
Comme prévu il faut s'accrocher et travailler, mais sinon les profs trouvent que c'est une élève intéressée, volontaire et appliquée. Elle peine un peu à suivre, s'inquiète beaucoup, souffre des projecteurs: nouvel outil de prof discriminer un peu plus les élèves.
Les profs refusent pour l'instant de mettre en place le fameux PRE demandé par l'inspecteur, j'ai tenté de partager avec eux les choses que j'avais mises en place pour soutenir Nounoute dans sa progression, mais ils n'en n'ont pas du tout tenu compte très confiant en eux-mêmes.  On verra ce que cela donnera.  Cette rentrée, lui apprend à se prendre en main et à gérer ses apprentissages seules car auparavant elle se reposait beaucoup sur moi ou bien son frère aîné.
Cette liberté nouvelle lui fait énormément de bien.


Maxou en quatrième au collège:


Alors Maxou n'est pas dans le même collège que sa soeur car il lui fallait quelque chose de plus costaud en terme d'apprentissages. Il a intégré une classe spéciale qui accueille des enfants précoces avec des élèves très bons capables de les suivre.
Chaque jour Maxou prend le bus de 6h40 pour se rendre au collège et ne rentrera que 12h plus tard. Alors oui ça lui fait de grosses journées pour un enfant de 12 ans j'ai longtemps hésité car je doutais de lui. Finalement, ça lui va très bien. Il ne souffre plus d'insomnies comme auparavant et a suffisamment matière à se creuser la cervelle.
La pédagogie des profs n'est pas mal. Il y en a quant même quelques uns qui sont bof, bof, mais bon c'est comme les cpc... rien n'est parfait.
Chaque mercredi, Maxou et sa soeur se retrouvent le midi autour d'une pizza seuls à la maison pendant que les petits sont au centre de loisirs. Ils apprécient particulièrement ce tête à tête fraternel.


Comme résolution de cette année scolaire, j'ai aboli les écrans la semaine, les enfants y étant énormément exposés dans le cadre scolaire. C'est aussi pour cela que j'écris moins. Les profs de Nounoute râlent car se sont des grands fans du numérique qui aiment nous filer des devoirs à faire sur l'ordi.
Cela limite la fatigue, favorise l'endormissement des enfants et nous permet d'échanger énormément. Donc très contente de cette résolution.
La famille s'est agrandi d'un nouveau membre: Betty. mon super second.



 Je ne souhaitez pas que les enfants passent trop de temps à l'école ou en garderie, j'ai donc cherché une nounou à domicile.
Soyons sincère, je ne suis pas du tout une adepte de "la bienveillance" comme beaucoup de parents la pratique. En plus je cherchais une solution très enrichissante humainement pour les enfants. Je me suis alors tournée vers une nounou anglophone britannique de préférence d'un certain âge synonyme à mes yeux de sagesse et de confiance en soi. Je comptais beaucoup sur le flegme britannique légendaire pour gérer les enfants de la manière dont je le souhaitais.
 C'est assez facile dans mon secteur de trouver des anglais car beaucoup de retraités britanniques se sont installés dans ma région. J'ai posé des annonces un peu partout et finalement Betty m'a contactée.
Une vraie perle, notre nounou !! Très patiente, bienveillante, elle apporte beaucoup aux petits. Au contact de Betty, j'entends de plus en plus d'anglais et des choses se mettent en place dans leur esprit.
Et je n'ai pas été déçue de mon choix sa culture britannique fait des merveilles avec mes loulous.

Donc finalement , pour nous cette rentrée se passe plutôt bien. On est tous très content.





dimanche 3 septembre 2017

Ecole à la maison: Le dernier contrôle pédagogique des filles




Un contrôle sous tension !!


En cette veille de rentrée des classes je vous avoue je ne suis pas au top de ma forme. Car comme vous le savez pour nous c'est retour à l'école cette année. L’intégralité de la tribu "Echappés du Bocal ira user sa culotte sur les bancs de l'éducation nationale. Et je culpabilise beaucoup de ne pas pouvoir poursuivre l'école à la maison comme je le souhaiterai.
 Alors quand cela ne va pas, ce que j'aime le plus reste l'écriture. C'est un peu comme si j'ouvrais les vannes et que toute la pression s'en échappait, surtout lorsque j'écris avec mon coeur: une vrai elibération lorsque la raison ne suffit plus. 
Et donc il y a un événement dont je ne vous ai pas parlé et qui à mon avis vous intéressera beaucoup: le dernier contrôle pédagogique des filles. 
Comment s'est-il passé ? Quelle fut la réaction de l'inspecteur lorsque je lui ai annoncé que les filles reprendraient le chemin de l'école ? Et surtout comment s'est manifesté pour nous leur fameux "renforcement" des contrôles pédagogiques. 

Souvenez-vous, les deux dernières années se sont toujours bien déroulées avec notre inspecteur d'académie du primaire. Sans aucun problème nous obtenions notre validation pour une nouvelle année d'IEF. 
 Il y a quant même une petite chose qui me faisait toujours un peu tilter: sa volonté de nous signifier le "niveau estimé" des enfants chaque année. Maxou (12 ans), très en avance, avait toujours été classé dans son niveau d'âge ainsi que Pupuce (7ans). Nounoute chaque année se voyait attribuée un niveau de classe inférieur, ce qui avait toujours le don de m'énerver profondément. Mais bon en IEF dans le fond on s'en fiche on fait ce que l'on veut, donc les niveau de classe; je n'en tenais pas compte
Cette année les choses ont évolué avec leur fameuse circulaire, nous nous en sommes bien rendus compte lorsque Maxou a eu son première contrôle niveau collège. . Je craignais la batterie d'exercices, mais finalement ils sont simplement venus à deux: l'inspecteur habituel et une conseillère pédagogique. 

Cette double visite fut assez déstabilisante car je me suis sentie assaillie de toute part. L'un discutait avec les enfants et regardait les cahiers l'air de rien, pendant que l'autre me faisait la causette. Ils se sont échangés des regards complices qu'ils étaient seuls à comprendre: très très flippant pour moi grosse psychopathe du contrôle. J'avais du mal à gérer toutes ses infos émises à droite et à gauche. L'inspecteur n'avait plus besoin de me demander les travaux des gamins puisque la conseillère avait déjà débusqué des perles dans les cahiers des gamins, pas toujours à notre avantage
On a touché le fond lorsque Pupuce a présenté son "roman" en cours d'écriture. Il faut savoir qu'elle écrit cela sur son temps libre et non pas dans nos périodes de travail formel. Sur ses projets perso je n'interviens qu'à sa demande.
Donc le duo de choc jette un oeil sur sa production et j'ai le droit à un regard offusqué me reprochant de ne pas avoir corrigé l'orthographe de ma fille. J'explique à l'inspecteur que je ne voulais pas casser ce bel élan que ma fille avait en débarquant avec mon bescherelle et mon dico. L'inspecteur a trouvé cela inadmissible et m'a donc dit "mot pour mot" qu'en tolérant que ma fille écrive avec des fautes je ne l'aidais pas pour son orthographe. Lui il ne doit pas connaître Maria Montessori. J'ai une bonne nouvelle pour l'inspecteur, à présent Pupuce ne fait plus de faute .... puisqu'elle n'écrit plus. Traumatisée par la réaction de l'inspecteur et ses reproches elle n'a plus rien écrit depuis deux mois.   

Ce contrôle aura été marqué par le fait que cette année, contrairement aux autres, j'avais de l'ambition: obtenir une reconnaissance du "vrai" niveau des filles. Alors, je sais que normalment l'inspecteur n'est pas là pour juger le niveau des enfants, mais je ne voulais pas être embêtée par derrière lorsque j'inscrirai les filles à l'école. Ecrit noir sur blanc il me fallait les niveaux que je souhaitais. Pour Nounoute je désirais qu'elle puisse intégrer le collège dans son niveau d'âge et pour Pupuce j'espérais un saut de classe puisque c'est ce qui m'avait été refusé en maternelle et qui avait conduit à l'école à la maison.
Pupuce a malheureusement été grillée par son orthographe (quand je pense au niveau de Nounoute en sortant du CE1 ça me fait rager) et surtout son manque de confiance en elle. Elle sera donc obligée de faire un essai de CE2. Quant à Nounoute, j'ai dû vraiment me battre pour elle, car l'inspecteur voulait me la faire redoubler. Il a tenté de me dire que comme j'avais fait du sur mesure depuis deux ans, il lui serait très compliqué de prendre le train en marche. Quand j'ai ricané sur le niveau scolaire du collège de mon petit patelin, il s'en est offusqué. Je lui ai finalement lâché  ma pensée au sujet des contrôles pédagogiques.  Nous familles IEF, nous devons viser l'excellence et leurs attentes à notre égard sont toujours énormes par contre leurs écoles ont toujours droit à une grande tolérance. "Insinuez-vous madame J. que nous faisons des différences entre les enfants instruits en famille et les élèves de nos établissements ?" .... "oui tout à fait" lui ai-je répondu sur ceux j'ai lancer ma dernière carte " Soit Marie rentre au collège soit elle fera son collège à la maison". Vous vous en doutez, dur dur pour l'inspecteur de dire non. Il a quant même pris quelques jours de réflexion avant de finalement céder à mon chantage. En contre partie, je n'ai pas plus insisté au sujet de Pupuce vu que du directeur de primaire j'ai obtenu un glissement de classe au cours de l'année. Ça dépendra bien-sûr de Pupuce et de ce qu'elle souhaite. 

Ce fut donc un contrôle sous tension. L'inspecteur est reparti contrarié, il préférait l'époque où j'étais moins contrariante. lol . Mais bon avec le temps j'ai réfléchi et je trouve que nous étions tombés dans une surenchère ridicule à qui mieux mieux. Un morceau de piano par ci, une longue poésie par là, etc ... histoire d'impressionner le directeur qui de toute façon ne reconnaîtra jamais officiellement les bienfaits de l'école à la maison. Lorsque l'inspecteur est parti pupuce m'a dit " Zut je ne lui ai pas chanté mes comptines anglaises ! Tu crois que si je lui chante il me laissera aller en CM1 " Je lui ai dit de laisser tomber, si on avait écouté l'inspecteur Maxou n'aurait jamais intégré son super collège




dimanche 6 août 2017

2 livres de contes des éditions Usborne



Ce livre nous a été offert par les éditions Usborne

Dans ce billet, je vais vous présenter 2 livres  de contes des éditions Usborne.
Le premier intitulé "contes pour les petits" s'adresse principalement aux plus jeunes comme son titre l'indique. Le second " histoires traditionnelles illustrées" correspond plutôt aux jeunes lecteurs, mais bien sûr il peut très bien être utilisé avec les plus jeunes comme lecture offerte.

"Contes pour les petits" a un format assez imposant: environ 25*25 cm et surtout 224 pages ce qui le rend assez difficile à manipuler pour les plus jeunes. Il conviendra donc de prévoir une lecture ou observation du livre dans des conditions optimum: bien à plat sur une table ou directement au sol sous peine de le voir s'abîmer rapidement.
Le format n'est pas trop pratique, par contre les textes et illustrations sont vraiment adaptés aux petits. Je les ai beaucoup appréciés ainsi que Benji. Il comporte 9 contes:
  • Boucle d'or et les trois ours
  • Tom Pouce
  • Le génie de la bouteille
  • Le tailleurs de pierre
  • Jack et le haricot magique
  • La boulette de riz
  • Dick Whittington et son chat
  • Le chevrotain et le tigre
  • Le petit soldat de plomb


Je vous propose à présent de découvrir avec Benji le conte du Tailleur de pierre :



Pour celui intitulé :"Les histoires traditionnelles illustrées" je vais vous avouer que, Pupuce, ma 7ans lectrice débutante, ce l'est complètement accaparé. Son petit format 20*15,5 cm, le rend facile à traîner partout sous un petit bras malgré ses 256 pages. Cette sélection d'histoires courtes est vraiment bien pour les lecteurs débutants qui n'ont pas toujours la patience et l'endurance. ils se pavanent ainsi fièrement comme les grands avec leur impressionnant petit pavé littéraire ;)
Il y a beaucoup moins d'illustrations que dans celui adressé aux petits et les textes sont plus longs. Ce livres comporte 17 histoires:

  • Le bonhomme en pain d'épices
  • Le troll et les trois boucs
  • Les trois marraines
  • La petite poule rousse
  • Le mariage de la souris
  • Baba Yaga
  • Le garçon qui criait au loup
  • La soupe au caillou
  • Tam Lin
  • Les musiciens de brâme
  • L'énorme Navet
  • Le pêcheur et le génie
  • Poussin Froussard
  • Le petit noisetier
  • Le vilain petit canard
  • Le pot magique
  • Le vaillant petit tailleur


Je vous propose à présent de découvrir avec benji mon 4 ans l'histoire du Troll et les 3 boucs :




Un coup de coeur pour ces livres ? où les acheter ? cliquez sur le lien amazon ci-dessous

                                  


               Contes pour les petits                            Histoires traditionnelles illustrées





Un grand merci à Nathalie et aux éditions Usborne



dimanche 30 juillet 2017

L'école à la maison s'achèvera pour nous cet été.....




Maintenant que mes compagnons doutes, culpabilité et  angoisses m'ont lâchée je peux vous parler de ce qui va changer à partir de septembre chez nous. 
L'école à la maison s'achèvera pour nous cet été, ce sera donc une année scolaire classique que nous démarrerons à la rentrée et nous n'aurons pas la joie de fêter comme bon nombre d'entre vous notre "Non-rentrée scolaire"
Comme des milliers d'écoliers, mes petits poissons reprendront le chemin du bocal, avec beaucoup de joie pour certains et surtout de l'appréhension pour tous y compris pour maman.
Je me doute que vous devez vous demander: "Mais que s'est-il passé ? Pourquoi arrêter l'IEF ? "


Ceux qui suivent le blog depuis plusieurs années et qui sont pour certaines devenues des amies proches savent que mon mari travaille trèèèès loin, pas à l'autre bout du monde, mais à l'autre bout du pays et ça fait déjà pas mal de route. De plus il a un métier extrêmement prenant; sauver la veuve et l'orphelin ça demande du temps, trop de temps malheureusement. Vous comprenez donc que le bien être de cette famille repose principalement sur moi. Je suis celle qui gère tout: mômes, finance, bobos, ménage, bricolage, vacances, liens avec la famille éloignée géographiquement, emmerdes (et oui aussi) et l'école bien sûr puisque nous la faisions à la maison. Vous l'avez compris: une charge mentale gargantuesque qui petit à petit m'a rongée, sans parler de cette peine immense d'être si loin de ma moitié. Je vais vous dire, j'ai une moitié très pénible. Il laisse traîner son bordel constamment. Est une vraie tête de linotte. Je suis sans arrêt obligée de le reconnecter à la vie de famille car ses absences prolongées et répétées lui en font perdre le fil trop facilement. Il ne fait jamais le lit. Bref .... un mec dans toute sa splendeur. Lorsqu'il part je m'empresse de bien tout remettre comme JE veux, NA !! Mais au bout de 24h sa paire de chaussettes oubliée au pied du lit me manque et mon lit toujours bien fait semble très froid.
Finalement , la vie sans lui est trop morne.
Cette année cela fera 5 ans que nous vivons ainsi et il me tarde que nous ayons une nouvelle mutation.


"Chaque "Maaaamaaaan" étaient devenus une agression"


Donc voilà, j'ai tout simplement craquée ... l'IEF c'était trop pour moi. Un peu comme une goutte d'eau qui fait déborder un vase bien rempli.
J'avais senti le truc venir dès l'année dernière d'où ma tentative de mettre Benji a l'école maternelle sachant que Maxou allait attaquer ce gros morceau qu'était le collège. Ce fut un échec cuisant et septembre 2016 démarra à 4, bien que je ne m'en sente pas capable.
L'année a été dure, très dure moralement ..... elles se comptent sur les doigts de la main celles à qui j'ai osé en parler. Je me sentais pieds et mains liés. Un besoin énorme de temps à moi et les enfants qui refusaient en bloc le retour à l'école , à cette idée, pour certains ils en étaient même terrifiés.
Et pourtant qu'elle chouette année on a fait:
- la visite de l'espagne
- le festival de la BD
- les lectures offertes plus passionnantes les unes que les autres
- avec les temps mes méthodes étaient bien plus rodées
- nos beaux dessins
- toutes nos balades au plus près de la nature
- les après-midi à la bibliothèque
- toutes les sorties et rencontre non-sco
- l'arrivée de nos poules chouquettes et galina
- etc ...

Mais pour moi, plus rien n'avait de saveur, chaque journée commençait par des sanglots et du désespoir. Un ras le bol de tout, une envie d'île déserte où plus personne ne pourrait me trouver. Chaque "Maaaamaaaan" était devenu une agression, chaque complication un drame que je peinais à surmonter. Partagée entre ce sentiment d'être " à fleur de peau" et la volonté de garder le contrôle, je me suis petit à petit refermée sur moi même. J'ai arrêté d'écrire, de me rendre aux rencontres non-sco et puis j'ai commencé à chercher du travail au sein d'une entreprise abandonnant tous mes projets de freelance. Il me fallait à tout pris de l'air.

On m'en a donné des conseils:
- fais du sport
- accorde toi une après-midi
- explique leurs que maman a besoin de temps à elle
- mange du chocolat
- fais toi un bon restau
- demande à la famille de garder les enfants le temps d'un week-end et pars avec ton homme
- etc ...
Sauf que moi, j'avais besoin de temps à moi, mais une après-midi ou deux heures le jeudi soir pour faire du sport ça ne me suffisaient pas ... je voulais des journées entières sur des mois entiers.
Je voulais être en compagnie d'adultes qui parlent d'autres choses que de pédagogie, d'EN et de mômes. Je voulais être quelqu'un d'autre que la maman de ....  ou la femme de ....


"Il connaissait ma détresse, alors il m'a dit fonce."


Alors, lorsque l'homme a pris 3 semaines de congés pour réviser un examen je lui ai dit: " et bien moi je vais travailler .... tu t'occuperas des mômes ?" Il connaissait ma détresse, alors il m'a dit fonce. Papa a très bien pris la relève au point de vu de l'école à la maison et tout le monde était très content. Moi je respirais et les enfants étaient bien avec papa. Sauf qu'au bout des 3 semaines, je n'avais pas du tout envie de rentrer dans ma prison alors il a fallu trouver des solutions. On a fait un peu de semaine en semaine: beaucoup de bidouilles de garde, un coup chez l'un et puis un coup chez l'autre. Finalement, Benji est rentré à l'école pour plus de stabilité avec la complicité de la voisine qui a été très disponible et qui lui a permis d'intégrer sereinement l'univers très particulier de la collectivité. Et vous savez quoi ? Et bien l'école maternelle, ça lui a beaucoup plu à mon petit Benji. Lui qui était si isolé. Rejeté par certains enfants IEF, il n'avait jamais personne pour jouer avec lui à part les plus grands, mais ça ne lui suffisait pas. Un jour il est rentré de l'école avec la banane jusqu'aux oreilles en me disant que c'était trop bien aujourd'hui à l'école car il avait joué aux pirates avec les copains. En un mois, il a fait de fabuleux progrès de langage et il a pu avoir la vie sociale qui lui manquait tant. Alors bien sûr il y a eu des jours sans aussi, mais rien de terrible. Le 7 juillet Benji était très déçu que ce soit les vacances ... il aurait bien continué l'école lui.
Au sein d'une fratrie, le mimétisme est très contagieux. Maxou très heureux d'intégrer son collège, Benji ravi à la maternelle ... les filles ont commencé à les envier.

J'ai pris la première semaine de juillet en congés afin de m'occuper des filles et de leur future rentrée. On a eu la visite de l'inspecteur (je vous raconterai cela une autre fois) et le reste de la semaine a été consacrée à les inscrire dans leurs écoles respectives:  le primaire pour Pupuce et le collège pour Marie. J'aurais bien aimé qu'elles intègrent une structure alternative qui préserve un peu le travail que j'avais fait auprès d'elles, mais malheureusement celle-ci est vraiment trop loin de notre domicile et le coût financier aurait été énorme. J'ai donc opté pour l'école du village à proximité de la maison. Marie aura une certaine autonomie grâce au bus scolaire qui en 10 min, 1/4 d'heure la dépose à la maison. Quant à Pupuce et Benji ils auront une nounou anglophone aaaaaadorable qui viendra les récupérer à la fin de l'école et les gardera à la maison jusqu'à mon retour.

"c'était devenu vital"

A présent, ils sont tous motivés à retourner à l'école, pour diverses raisons. Je sais que ce ne sera pas parfait. A mon avis, me connaissant bon nombre de choses vont particulièrement m'agacer. Mais, voilà, il faut se faire une raison. J'étais en très grande souffrance et mes idées étaient trop noires. Certains de mes enfants n'étaient plus très heureux à la maison, je pense particulièrement aux garçons qui souffraient d'une grande solitude n'ayant jamais trouvé de vrais amis au sein des enfants non-sco.
 Je conserverai mon statut d'intérimaire afin de préserver une forme d'indépendance pour si besoin arrêter mon emploi et reprendre l'école à la maison pour les enfants qui en ressentiront le besoin.
On ne sait pas vraiment de quoi demain est fait et si aujourd'hui pour nous l'école à la maison s'achève demain cela pourra reprendre. Actuellement, j'ai vraiment besoin de temps à moi, c'est très égoïste et culpabilisant pour mon coeur de mère, mais c'était devenu vital.






mercredi 24 mai 2017

Ecole à la maison :La dictée à ma sauce




La dictée n'est pas forcément l'exercice favori des petits n'enfants il faut bien l'avouer. 

Plus jeune  j'ai  aussi subi cet humiliant exercice, oui je dis humiliant car à chaque fois mes notes étaient plus proches du zéro que du 20. 
Est ce que cela m'a aidé à m'améliorer ? Non pas du tout. La dictée a plutôt développé un grand stress, chez moi, face à l'orthographe plus qu'autre chose.
Pourtant, c'est un fabuleux exercice qui devrait être plaisant car quelle fierté pour un enfant de présenter à l'univers ce mot qu'il a réussi à orthographier sans fautes par lui même ! Que l'on se sent formidable lorsqu'une personne nous interroge sur l'orthographe d'un mot et qu'on peut lui répondre, expliquer voir énoncer la règle mnémotechnique qui nous sert  au quotidien. Il était hors de question que mes enfants soient privés de cela à cause d'une vieille tradition éducative qui veut qu'un enfant réalise un exercice avec un barème de notes discriminant où l'échec est bien trop privilégié. Avez-vous comptez le nombre de fois qu'il était possible de se tromper dans une dictée ? se donner 10 chances ou 20 c'est forcément mettre tout en oeuvre pour pénaliser l'enfant et lui laisser un fort sentiment d'échec. 


Attention, "la dictée à ma sauce" n'est pas la recette miracle pour que vos enfants deviennent des dieux de l'orthographe, que nous soyons clairs. C'est un peu comme pour tout, nous ne sommes pas égaux face à l'orthographe. Par contre, beaucoup d'enfant voient leur niveau lamentablement chuter à cause du stress de la dictée. Ma méthode a pour but de donner du sens à cet exercice et non de créer une situation anxiogène. "La dictée à ma sauce" n'a pas été pompée quelque part, mais est le fruit de mon expérience et de mon désir intense de donner confiance en eux-mêmes à mes enfants.

Donc comment se déroule "une dictée à ma sauce" chez nous ? Selon les compétences de chacun elles différeront, mais tout de même se rejoindront sur de nombreux points.
Tout d'abord exit le concept de noter une dictée sur 20 ou même sur 10 ou bien de mettre un TB ou je ne sais quelle appréciation. La dictée est un exercice qui permet d'évaluer par soi même sa capacité à écrire un texte que l'on n'aura pas créer. Pour un enfant, créer un texte demande de mettre en place de nombreuses  stratégies: synthétiser ses idées, créer des phrases claires et construites etc ... C'est donc compliqué d'y ajouter le travail de l'orthographe et de la grammaire d'où l'intérêt de se pencher sur la dictée qui ne demande que ces compétences particulières.
Le texte est choisi par maman et l'enfant concerné. il est important que celui-ci se sente capable d'écrire le texte,  lui plaise et surtout qu'il en ai parfaitement compris le sens pour tout ce qui sera grammaire, accords etc .... Je trouve mes dictées dans les cours kerlann, les manuels de lectures ou bien dans les textes des œuvres littéraires que nous étudions (notre bibliothèque)

Lors d'une dictée, le reste de la fratrie doit faire le plus grand silence et surtout ne pas m'interrompre c'est un exercice difficile qui demande un long temps de concentration.
Donc je lis une première fois le texte, puis c'est parti la dictée commence. Selon le choix personnel de l'enfant celui-ci utilisera le crayon de papier ou bien le stylo plume, tout dépend de son assurance. Pour les plus jeunes "lecteurs" j'insiste sur les syllabes de chaque mots car ils sont encore dans la transition déchiffrage/lecture et ont mémorisé  peu d'orthographe complet de mot.  Je donne  la ponctuation, mais à partir de la sixième si l'enfant est assez à l'aise n'hésitez pas à la marquer seulement avec l’intonation.

La dictée finie, je relis bien sûr une  ou bien plusieurs fois selon les besoins de l'enfant. Viens alors le moment où l'enfant doit se relire seul et débusquer les fautes restantes seul ou avec l'aide d'outils tel que le dictionnaire, bescherelle, bled etc ...
Mon concept est le suivant, le but d'une dictée est d'apprendre à écrire par soi-même sans faute. A l'aide de ses outils ils apprendront à se corriger en autonomie plutôt que de voir la correction comme une sentence qui les éloigne un peu plus à chaque faute de cette perfection que les pousse à atteindre le désir intense du 20.  Certains diront que c'est de la triche, moi qui le pratique quasi quotidiennement je vous assure que pour un enfant c'est loin d'être facile.
Une fois qu'ils ont tout relu, corrigé ce qui leur semble faux commence le deuxième round.

Pour mon grand très à l'aise en français, je ne fais que corriger les 2, 3 fautes qui restent si besoin et c'est fini pour lui. Le cas des filles est plus complexe, Pupuce est en CE1 et a 7ans, Nounoute 10ans dyslexique peine à mémoriser l'orthographe des mots et à se relire efficacement. 
 Il va falloir décortiquer le texte minutieusement: 


  • Première étape:


Je reprends phrase par phrase et je demande à chaque fois de m'expliquer "qui fait quoi" dans la phrase ainsi elles trouvent le sujet et le(s) verbe(s) qu'elles marquent en les soulignant avec des couleurs: vérification des conjugaisons et des accords

  •  Deuxième étape:


Entourer toutes les marques de pluriels: les, des, de, ses, mes etc... et on vérifie bien que le "s" est bien mis au nom auquel elles se rapportent.

  • troisième étape:


Les verbes en "er" à l'infinitif .... "é" ou "er" pour les verbes du premier groupe l'erreur est très facile. Alors surtout on vérifie en remplaçant par un verbe du 2ème groupe ou bien du 3ème comme finir ou mordre.

  • quatrième étape:


Les adjectifs qualificatifs ... Ouh la la souvent ils sont le fruits de nombreux accords oubliés. On les retrouve et on les souligne aussi afin de vérifier les accords.

  • cinquième étape (optionnelle):

Les majuscules au débuts des phrases sont elles bien mises ? (pour les plus jeunes cela arrivent parfois)
Si il reste de nombreux adjectifs mal accordés: "souligne moi tous les noms qui sont dans ton textes et pour chacun regarde si il y a un mot qui te donne des informations sur "comment est le nom": petit, grand, joli, précieux, bas, généreux, précoce etc ...

  • Dernière round l'analyse grammaticale:

Version Montessori ou bien plus traditionnelle peu importe c'est un outil de plus pour se corriger par soi-même.




Normalement, après tout cela il ne doit rester QUE des mots mal orthographiés dus au simple fait que l'enfant ne les connaissait pas. Je fais une petite croix à côté en précisant qu'il devra le chercher dans le dictionnaire.
Cette "dictée à ma sauce" s'est mise en place sur plusieurs années avec les enfants. personnellement, je la trouve très positive et cela permet souvent l'interaction entre les enfants qui s'entraident ou tout simplement apprennent de l'erreur de l'autre. C'est sûr qu'elle prend du temps, plus que la méthode traditionnel, mais sincèrement je trouve les retombés très positives.

Si vous avez des suggestions, car vous aussi vous avez mis en place des stratégies bienveillantes pour réaliser ce difficile exercice qu'est la dictée, partagez les moi en commentaire sous cet article je suis preneuse ;)








lundi 17 avril 2017

On achève bien nos écoliers de Peter Gumbel


Nombreux sont les livres qui dénoncent les imperfections du système scolaire français, mais j'avoue que "On achève bien nos écoliers" de Peter Gumbel m'a particulièrement plu car tout de même il reste assez positif sur le sujet et plein d'espoir. Sincèrement cela fait du bien de ne pas tout voir en noir.
J'ai trouvé cette petite perle à la bibliothèque et au dos de vous pouvez y lire le résumé suivant:
"71% des élèves sont régulièrement "sujets à de l'irritabilité"
63% souffrent de nervosité.
Un sur quatre a mal au ventre ou à la tête une fois par semaine.
40% se plaignent d'insomnies fréquentes.
Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde à décourager ses enfants au nom de ce qu'ils ne sont pas plutôt qu'à les encourager en vertu de ce qu'ils sont ?"




Comme vous l'avez bien compris ce livre est centré sur le bien être des écoliers. 
Peter Gumbel est un journaliste qui s'intéresse beaucoup à la pédagogie en générale. Il a eu la possibilité de rencontrer de nombreux acteurs dans ce domaine aux quatre coins du monde et ainsi de ce faire une idée assez globale de ce qui cloche en France.

Dès le début de son livre, Peter Gumbel dénonce une chose qui a bercé notre enfance et que nous avons subie toute notre scolarité. Inconsciemment nombreux d'entre nous continuent dans cette lancée du fait qu'en France il est plus facile de mettre ou d'avoir un 0 qu'un 20. C'est peut être là dedans que réside une bonne partie de notre médiocrité pédagogique. 
L'ensemble du livre repose sur le fait qu'en France, les élèves subissent un effet Pygmalion à l'envers. L'effet Pygmalion qu'est ce que c'est ? Dans les années 60, deux chercheurs se rendent dans une petite école et vont tester l'ensemble des élèves. Ensuite, ils indiqueront aux professeurs les élèves à fort potentiel intellectuel soit 20% de l'effectif total. Les deux chercheurs reviennent huit mois plus tard, pour constater l'évolutions des élèves. Les 20% d'élèves présentés comme à "fort potentiel" obtiennent des résultats spectaculaires lors du deuxième test d'intelligence. C'est normal vous me direz, il s'agissait d'élèves avec un "fort potentiel". Et bien pas du tout,ces élèves étaient on ne peu plus normaux.  Il s'agissait d'une ruse afin de déterminer l'impact d'une attitude positive et confiante envers un élève. C'est ce que l'on appellera l'effet Pygmalion. Si quelqu'un croit en vous, vous pourrez déplacer des montagnes. 
Ensuite,  il décrypte le fameux classement PISA  et les points sur lesquels la France est si mal classée. L'écrivain y dénonce le fait que les élèves français manquent cruellement de confiance en eux à tel point que lorsqu'on leur demande d'évaluer leur niveau de lecture ils se classeront au même stade qu'un pays en voix de développement où illettrisme fait rage.

La suite du livre présente une série d'exemples, de projets mis en place par des professeurs, des directeurs d'école afin d'essayer de faire évoluer les choses. Souvent ceux-ci se heurtent au mur du "manque de budget", parfois même les professeurs eux-mêmes refusent de faire évoluer leurs méthodes bien trop convaincus par le modèle actuel. 
Bref c'est comme tout, changer l'école prendra du temps, mais ce que vous parents vous pouvez faire chaque jour c'est de croire en vos enfants et d'encourager toutes les personnes qui tentent l'impossible: bouleverser notre bon vieux mamouth EN.  





dimanche 16 avril 2017

Septembre 2017, Maxou entre au collège...




C'est avec une certaine nostalgie, un brin d'appréhension que je vous annonce qu'en septembre 2017, Maxou entre au collège. Alors oui, on parle bien d'une structure en béton, avec des murs, des fenêtres, des escaliers, des salles closes et un bip à l'entrée: bref le collège en présentiel.
Vous l'avez bien compris pour Maxou, les mois à venir seront ses derniers mois d'école à la maison (IEF). Une pause ou bien un arrêt définitif, seul l'avenir nous le dira. J'avoue ne pas m'être projeté aussi loin, la porte de l'IEF reste ouverte à mon grand.


Ce qui a motivé Maxou à retrouver le chemin de l'école c'est avant tout le fait que tout simplement la solitude le pesait. Au sein de la communauté IEF, Maxou s'est fait des copains, mais aucun avec qui partager son amour du savoir. A presque 12ans, il ressent le besoin ardent de pouvoir débattre avec d'autres sur la complexité grammaticale de l'anglais, les déclinaisons latines, la physique, la chimie, les grands théorèmes mathématiques, la technologie etc ... Les parents de hauts potentiels comprendront très bien de quoi je parle.
Tout de même, occasionnellement avec ses cousins, quelques copains à distances il s'offre ces moments intenses de bien être intellectuel où il peut être lui même. A la longue, la situation est devenue pesante et mes limites pour la sixième ont été un peu un coup de grâce pour lui. Dans certaines matières, j'ai malheureusement dû botter en touche car je n'y arrivais pas et Maxou ne trouvait plus en moi la capacité d'échanger qui lui permet de digérer son savoir et de le graver dans son esprit.

Nous vivons à quelques kilomètres d'Angoulême, où existe un collège qui a créé une classe très spéciale qui accueille les enfants à haut potentiel. Les petits zèbres sont pris en charge par une équipe enseignante formée à la précocité et qui les accompagne dans leurs apprentissages. Les enfants suivent le même programme que le reste des autres élèves, mais leur spécificité est prise en compte. De plus, beaucoup de haut potentiel ont une, voire deux années d'avance comme Maxou ce qui lui permettra de ne pas se retrouver dans une classe remplie d'enfants plus âgés que lui. Nous espérons qu'il pourra y trouver des amis avec qui échanger sur "les cours", du personnel compétent suffisamment "open" et disponible.


Comme tout à mon avis, ce ne sera pas parfait, mais Maxou est très motivé. Nous avons visité le collège qui a super emballé Maxou, j'en ai profité pour discuté avec chacun des profs afin de connaître le niveau attendu dans chaque matière, car cette année Maxou  fait 2 niveaux de classes d'un coup. Je vais essayer d'être dans les clous, mais pas trop pour conserver son attention car le haut potentiel assimile vite et s'ennuie.  Lors  de notre visite il a rencontré la prof d'Allemand qui l'a super emballé, donc .... en plus du latin, de l'anglais et de l'espagnol, il s'est mis à l'allemand et s'éclate. Le directeur de l'école a une totale confiance en nous, j'en ai été la première surprise. Maxou sera accueilli en quatrième à la prochaine rentrée scolaire. Cet effet pygmalion a complètement fait explosé son potentiel, il est encore plus vorace intellectuellement parlant.
Comme vous vous en doutez c'est un grand chamboulement pour nous. Heureusement l'enthousiasme de Maxou est très rassurant. Je lui ai dit qu'à mon avis question école c'est ce qu'il peut y avoir de mieux pour lui. Il préparera ainsi tranquillement son brevet: première vraie expérience en terme d'examen.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette structure scolaire voici quelques liens à son sujet:

 Enfants précoces: le prof angoumoisin brise les clichés
Collège Sainte Marthe Chavagne Angoulême
Enfants précoces info