dimanche 22 novembre 2015

Vivre au quotidien avec ses enfants


Après l'argument de la socialisation, c'est le concept de vivre quotidiennement avec ses enfants qui effraie le plus les parents.



Je vous rassure, à l'époque où mes enfants allaient à l'école moi aussi je les trouvais insupportables. Ils passaient leur temps à se disputer à coup de chapelet d'insultes surtout Pupuce 4 ans, qui avait déjà un dictionnaire bien fourni, les crises de larmes pour des broutilles et j'en passe.
 Après une journée tranquille avec mon petit Benji (bébé à l'époque) à la maison, retrouver les 3 affreux...Merci bien.
Lorsque la fin des vacances scolaires pointaient le bout de leur nez, c'était le big soulagement.... Allez on file la patate chaude à la maîtresse.
Je les aimais mes enfants....mais de là à les supporter tous les jours, à ça non !!





Mais il faut bien l'avouer avec l'instruction en famille leur comportement a énormément évolué.
Passer mes journées avec eux est devenu agréable. Non, non je vous rassure...c'est bien vrai, c'est possible.
 De nombreux  partages et des joies, même si des fois ils se remettent à jouer les pénibles, mais c'est beaucoup plus occasionnel qu'au paravent.

Les enfants et moi ...nous nous sommes retrouvés.



Bilan après 1 an et demi d'IEF ....

  • Je peux bosser plusieurs heures tranquille .....sans me servir de la télé comme nounou
  • Les insultes ...Pupuce a dû les oublier (j'espère du moins) en tout cas je ne les entends plus.
  • Les après-midi "cool raoul" sur le canapé, à regarder les feuilletons débiles de la six me manquent des fois, mais cet aprem avec les enfants nous avons travaillé sur l’Italie, colorié la carte, repéré les volcans, les chaînes de montagnes et demain on va se faire des amaretti . C'est quand même vachement sympas aussi. 
  • Et puis l'ambiance est beaucoup plus sereine aussi, il n'y a plus ce chamboulement du matin, alors qu'ils ne sont pas encore bien réveillés. Vite, vite, il faut courir à l'école... Sans oublier, la soupape de décompression du soir dans la voiture. Ils sont moins fatigués, donc, moins grincheux. 
  • De plus, maintenant, qu'ils ont la nourriture intellectuelle suffisante, du sur-mesure (comme dirait Charlotte Mason ), et qu'ils sont devenus maîtres de leurs apprentissages. Naturellement ils ont gagné en autonomie et sont toujours sur des nouveaux projets qui les passionnent. A la maison c'est l'enthousiasme qui règne enfin et non plus le chaos. J'ai pris conscience à quel point leur vie d'avant était ennuyeuse et terne. 
  • Leur relation fraternelle a elle aussi changé, bien sûr qu'ils continuent de s'asticoter de temps à autre, mais rien à voir avec la violence que j'avais pu constater et la détresse qui en émanait. Tout le monde s'occupe de tout le monde, que c'est tellement plaisant.  
  • Par contre, j'ai pu abandonné le concept de la maison ordonnée,il faut se faire une raison...

 Permettre à mes enfants de faire ce qui chez eux est la chose la plus naturelle: "apprendre librement" nous a grandement facilité la vie en commun.
Pour ceux qui ont des doutes à ce sujet ....Oui c'est tout à fait possible de vivre quotidiennement en compagnie de ses enfants à partir du moment où l'on ne cherche plus à s'opposer à leur rythme.

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21 commentaires:

  1. J'y pense depuis des mois , mais Papa n'est pas d'accord ...... :-(

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    1. Par expérience:
      Les papas peuvent souvent fortement évoluer sur ce point...

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    2. Oui, ils peuvent changer d'avis, rien est figé rassure toi ;)

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  2. Même constat ici, ma grande ( la seule ayant été scolarisée ) est tellement plus zen depuis qu'elle n'y va plus !
    C'est plus facile pour tout le monde.

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    1. Oui dès qu'ils trouvent leur voie et ne subissent plus ils sont comme le jour et la nuit

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  3. Bonsoir ! Ici les enfants n'ont jamais été scolarisés. Ils ont maintenant 7 et 9 ans. Et Vraiment passer toutes mes journées avec eux est vraiment agréable !! Oui bien-sûr parfois ils se chamaillent, mais c'est assez rare globalement (y'a des jours sans disons et effectivement parfois ces jours-là peuvent paraître très long.... !!). Les jours "sans", on sort, on bouge, on va voir des amis ... Où on cuisine ensemble un bon gâteau et on le mange en regardant un dessin animé :-) . Une semaine ne ressemble jamais à une autre et ça c'est vraiment très agréable !! Je me sens souvent très chanceuse de pouvoir vivre cette vie-là !

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  4. Ça me tente également, mais peur de franchir le pas .... De plus, le papa est un peu réticent et j'aimerai continuer à travailler. Je me laisse encore quelques mois de réflexion. Merci de partager vos expériences.

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    1. Oui prends le temps de réfléchir, il est important de se faire confiance avant de se lancer dans l'incroyable aventure de l'instruction en famille.

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  5. C'est très intéressant ce genre de partage car j'aimerais passer le.cap mais j'ai " déjà du mal " a rester zen matin midi soir et we ... que je me.dis si je fais l'école à. La maison "je vais finir en psychatrie " lol désolé pour tous ces mots fort mais sa me rassure un peu ...

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    1. en fait, comme le dit maman Poisson, comme il n'y a plus le stress du matin, les enfants commencent leur journée zen et la termine zen aussi ... A la maison, nous faisons l'IEF depuis septembre seulement et le petit (6 ans) ne nous a plus fait une seule colère ... Mais il n'est plus fatigué non plus ... Mon grand de 8 ans m'a fait remarquer que je ne leur ai plus dit "Dépêche-toi !!!" depuis septembre ...En plus, les enfants m'ont "sur le dos" toute la matinée donc ils sont contents de vaquer à leurs occupations l'après-midi sans moi ... Je peux donc vaquer aux miennes s'ils ne descendent pas pour proposer quelque chose à faire ... Que du bonheur quoi !!!

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    2. Oumm Yasminlaya j'étais comme toi très dubitative sur ma capacité à les supporter quotidiennement. Ma soeur aînée s'est lancée dans l'IEF et lorsque j'ai pu constater la transformation qui s'est opérée au sein de son foyer, j'ai été convaincue.

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  6. Effectivement très intéressant comme article. En tout cas ça fait plaisir de voir tout le monde épanoui :)

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  7. Nous ne sommes en IEF que depuis 3 mois mais j'ai déjà pu observe de nombreux changements...moins de pleurs, moins de cris. Mes enfants sont plus détendus, moins stressés! Si, si déjà à 10 et 8 ans mes deux grands étaient stressés des reproches de l'enseignant, de tous leurs devoirs, de ne pas avoir le temps de s'entrainer avec leur instrument...bref, ici aussi nous revivons! :)

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  8. Génial, Myriam. Je partagerai cet article dans un post sur la non-sco prochainement. :)

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  9. Même constat ici.Mes filles étaient victimes d'harcelement et violence.C'est surtout la Grande qui a énormément souffert sur le point qu'elle a toujours de mal d'aller vers d'autres enfants et je n'ai parle même pas pour entrer dans un établissement scolaire.Elle était très agressive vers sa sœur.Depuis la déscolarisation c'est vraiment mieux.Elles sont plus calmes et jouent ou font des activités ensemble même si elles se chamaillent encore de temps en temps.Elles sont plus épanouiées.

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    1. C'est sûr que pour elle l'IEF a du être une bouffée d'oxygène.

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