dimanche 6 décembre 2015

Gare au burn !!


   Si il y a bien une chose que j'ai apprise lors de ma première année d'instruction en famille, c'est de ne pas trop me mettre la pression.
Il faut l'avouer après avoir passer deux ans à me nourrir de blogs sur l'école à la maison, j'avais de grandes ambitions pour mes enfants.

Pour les cours par correspondance, je voulais le top, avec un suivi scolaire parce que c'est rassurant. Et d'après les commentaires des mamans, c'était tellement facile avec Kerlann....



 Justement ce sera tellement facile, ça va tellement se faire tout seul, qu'à côté je ferai plein, plein d'activités en plus: de l'art, du théâtre, des sorties, des rencontres non-sco etc ....
Bref ce sera l'euphorie, l'extase éducative...




Sauf que les choses ne se sont pas passées du tout de cette manière...j'ai voulu trop, et trop vite. Résultat, j'ai fini en Burn out !

En début d'année, les enfants étaient très stressés de quitter le circuit et moi aussi. Il a fallu assumer les doutes de notre entourage, les critiques, les clichés, les doutes etc....une vrai tension psychologique.
En plus il faut l'avouer les cours Kerlann, non, ça ne va pas tout seul....pas du tout. Il faut beaucoup de travail et beaucoup, beaucoup de persévérance.



Ces cours nous ont pris énormément de temps et d'énergie.
Les fondements du Burn out étaient posés.

En plus de tout, le soir jusqu'à 23h, minuit je découpais, plastifiais, redécoupais .... cherchais mille et une activités simpa pour apprendre, histoire de toujours faire mieux que l'école.
Sans oublier, que j'avais le secret espoir, d'arriver à maintenir ma maison aussi nette qu'à l'époque où ils passaient leurs journées scolarisés.

Ça n'a pas loupé .... au bout de 2 mois, j'ai commencé à me sentir mal. J'avais des vertiges, fiévreuse sans température, exténuée.
 Lorsque mon mari est rentré le week-end, je crois que les nerfs ont lâché....je suis allée me coucher et je suis restée 48h au fond de mon lit.



Sachant que je suis en règle générale du genre très active, ça a fait bizarre à toute la petite famille, ils n'ont même pas osé venir me déranger.
Je n'ai pas spécialement dormi durant ces 48h, mais je suis restée là, allongée, sans aucune pensée. Il m'était devenu impossible de réfléchir tellement la moindre considération était douloureuse. J'écoutais les bruits, je ressentais mon corps toujours sans aucune réflexion, projection ou autre, un peu comme le nouveau né. Ce fut une expérience très étrange, mais salutaire. Suite à ce burn out,j'ai repris petit à petit mes activités et j'ai donc décidé d'abandonner toutes mes ambitions démesurées qui me menaient droit à la catastrophe cérébrale.

Avec le recul, à présent je peux dire, que l'instruction en famille est déjà tellement riche par elle même que s'imposer des choses est inutile. C'est bon pour les écoles, de chercher à attirer l'attention des enfants croupissant derrière leur bureau.
Nous avons cette chance à la maison de ne pas en avoir besoin, il suffit de suivre ce qui compte vraiment pour nous et nos enfants dans la limite de nos capacités financières, intellectuelles et physiques.
L'enthousiasme collectif suffit à lui. Ils peuvent très bien apprendre les choses par eux même sans que nous soyons forcement dans le contrôle permanent. Il suffit de leur faire confiance. Les enfants seront toujours très fiers de partager avec nous leurs découvertes, leurs questionnements ou bien leurs concepts.

Ce qui est important pour moi, en terme d'apprentissage, ce sont les langues et les mathématiques (à mes yeux une autre langue) donc je travaille cela avec eux. Mon engouement pour ces matières suffit à stimuler mes petits.  Le reste c'est eux qui me le présente.
A l'occasion, souvent à leur demande tout de même, je leur propose des fois des sujets pour remplir les cahiers destinés à l’inspecteur.


Si cette année vous vous sentez débordés. Que l'ambiance n'est pas trop là.  N'hésitez pas à prendre votre temps. Dîtes vous qu'il n'y a que les pierres qui ne font rien et vos ou votre enfant(s) pourrait bien vous surprendre en se tournant vers des centres d'intérêt que vous ne soupçonniez pas.
 Pour les cours par correspondance, leur niveau est tellement élevé par rapport à l'EN que même si vous les faites en 1 an et demi, c'est pas grave, vous n'aurez rien perdu...vous êtes libres...vos enfants sont instruits en famille.
J'espère que mon témoignage rassurera nombreuses mamans perfectionnistes et déculpabilisera celles qui le sont moins.

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21 commentaires:

  1. Merci pour ce sujet qui déculpabilise bien effectivement! Mon départ a été un peu pareil : tous les jours je préparais jusque tard, les vacances comprises. Petit à petit, j'ai perdu le plaisir de l'IEF alors depuis quelques jours je lève le pied, et nous faisons ce que nous faisons...et tant pis si nous avançons peu, et tant pis si le matériel n'est pas prêt! Et bien, cela va mieux, car je me sens mieux et donc les enfants aussi! :)

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  2. Je confirme que les premiers temps, avoir la responsabilité de l'instruction de ses enfants, c'est pesant. Heureusement, avec le temps, on se rend compte qu'une grande partie de cette programmation de fou n'est pas nécessaire, voire inutile.
    Il faut trouver son propre rythme, sa propre organisation. Mais parfois, quand on lit certains blogs IEF, on se sent moins que rien, on a cette impression de faire moins bien que les autres. Ce n'est qu'une impression, car ce qui convient à certains, ne convient pas à tous. Chaque parent est le mieux placé pour savoir comment faire tourner la machine dans son foyer. Donc pour ma part, c'est fini, je ne bave plus devant les autres blogs, je ne me dis plus " Wahou, quelle belle activité!", et je me contente d'être réaliste : "ce n'est pas possible ici, car nous n'avons pas les moyens, ou parce que mon petit dernier me prend toute mon énergie."
    Il faut que chaque membre de la famille y trouve son compte, sinon ça ne peut pas fonctionner sur le long terme.;-)

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    1. Il y a des fois je vois une activité géniale sur un blog. Excitée comme une puce je passe des jours à préparer la chose....finalement c'est un flop les enfants n'accrochent pas du tout. LOL et oui tu as raison ce qui marche pour les uns ne marche pas forcément pour les autres hihihi

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  3. Je ne suis pas (encore) en IEF, je l'envisage pour septembre prochain et je suis une maman qui se met déjà une pression d'enfer, même en ayant deux puces scolarisées. Alors merci pour ce témoignage qui rassure et permet de baliser mieux le chemin :)

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    1. Bon courage pour la suite alors et surtout, zeeeeeeen ;)

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  4. prenez soin de vous !!! et votre famille n en sera que plus sereine ! moi aussi j ai connu un burn que j ai refusé j ai lutté pour en finir avec un avc !!! et oui ! donc a ce jour je vais bien j ai un traitement mais tout ce fait au rythme décidé je m occupe de ma petite fille lui apprend tout se fait progressivement et surtout les acquis sont solides ! il faut faire des choix et les meilleurs pour vous et les petits du bocal !!!! je vous souhaite plein de belles choses et vous envoie une vague d ondes positives !belle journée!

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  5. je crois que c'est une expérience que l'on vit toutes et tous , peut être pas au point du burn out , mais de s'apercevoir que la barre est placé trop haute , oui .
    Idem pour les CPC, oui c'est vrai ,c'est génial, le niveau est super , on en a pour son argent mais est ce si utile ?
    Si notre but est de faire des petits Einstein, alors oui mais autrement rien ne sert de courir . Un enfant en ief, sera automatiquement après plusieurs mois, en avance par rapport à ceux scolarisés, et sans forcer .
    C'est la raison pour laquelle j'ai stoppé EAD, trop de travail, trop de courses aux devoirs et plus assez de temps pour le reste ....

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    1. Oui tu as raison il est important de trouver un juste milieu

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  6. Un article que les familles débutant l'IEF devraient lire, pour éviter dès le départ de s'en mettre trop sur les épaules et finir en burn-out comme toi. Je ne pensais pas que tu avais tant souffert, ça me remue. Ils ont de la chance ces petits poissons d'avoir une maman si courageuse.

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  7. C'est très intéressant cet article !! ça correspond beaucoup à mon questionnement du moment ! Mes enfants n'ont jamais été scolarisés, ils ont 7 et 9 ans aujourd'hui, et quand je vois le boulot (écrit du moins) abattu par les enfants scolarisés du même âge, j'avoue j'ai des sueurs froides parfois (souvent en ce moment) en constatant la différence avec les miens... Des fois je panique en me disant que je les emmène droit dans leur mur en "gâchant" leur instruction, que je dois en faire plus, que je devrais sûrement les forcer pour "leur bien"... D'autres jours je suis dans la confiance et je vois qu'ils avancent sur tellement de choses.. Mais y'a l'ombre de ces fichus contrôles péda qui ne plane jamais bien loin et du coup dans ces cas-là je stresse quand-même sur comment ça va se passer... Je voudrais tant réussir à assumer à la fois une grande liberté d'apprentissage et ne pas être malade d'angoisse pour les contrôles et pour leur avenir...

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  8. Merci, merci encore car je me retrouve exactement dans ce cas même. J'ai 4 enfants IEF. C'est la 2ème année et j'ai un CE1, une CM1, un 5ème en CPC Ker Lann et le dernier avec la boite à bons points. Je me rend compte que je n'arrive pas à suivre le rythme surtout pour le grand et sens parfois une extrême fatigue physique et mentale par moment car ils ne sont pas motivée et on prend beaucoup de retard ( je m'entend même leur dire qu'ils vaudrait mieux qu'ils retournent à l'école alors qu'au fond de moi je serais terriblement déçue). Du coup je m'énerve après eux, et ils n'ont pas le plaisir voulu. Je pense que je vais continuer gentiment, quitte à dépasser largement le temps pour rendre les devoirs et continuer l'année suivante sans les corrections de la maitresse, en progressant à la manière de non sco. De toute façon, comme vous dites, le niveau est tellement élevé qu'ils seront toujours plus en avance que dans une école classique. Mais je pense que les cours Ker Lann sont indispensable pour avoir les bonnes bases sous les yeux. Merci. Caroline.

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    1. Je pense exactement la même chose, les enfants doivent apprendre avec de bon support et Kerlann en est un surtout en français. C'est vrai qu'avec 4 enfants c'est très intense. Essaie de te ménager quelques temps de pause et de déléguer à ta moitié. Bonne continuation

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  9. Merci de vos conseils et pour votre blog truffé d'astuce et de tranche de vie. Je me sens moins seule dans mes difficultés. J'ai réfléchie à un autre mode de suivi et je vais être moins pressée de finir "dans les temps". Sauf que si on les laisse aller ils prennent vite le pli et du coup ils ne travaillent plus du tout de leur plein gré. Comme aujourd'hui!!

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  10. Merci infiniment pour cet article qui me remet les pieds sur terre...
    J'ai 4 enfants et (CP, CE2, PS et un bébé de 7 mois) et je souhaite prendre les CPC Ker Lann pour leur désco à partir de septembre. Mon choix se porte vers ce cours car mes filles s'ennuient et stagnent actuellement...
    Mais c'est vrai que je me mets déjà la pression et que mes nuits entrecoupées de tétées me font douter sur mes capacités à "tout gérer". Et puis déléguer... à un mari qui doit travailler deux fois plus pour que je puisse rester à la maison pour m'occuper des loulous, c'est quelque-chose d'inenvisageable. Chacun son taf!
    Donc oui je vais y aller, mais tout doux, y'a pas mort d'homme! Y'a surtout tout à y gagner, en terme de suivi de leur rythme, qui actuellement est complètement occulté, ils sont épuisés en cette fin d'année.
    Est-ce que ce n'est pas trop dur, si l'on prend du retard chez Ker Lann, de le justifier auprès des inspecteurs? Surtout que le gouvernement a clairement l'ief dans le colimateur...
    Merci beaucoup de partager votre expérience en tous cas, ce sont votre blog et les autres qui m'ont convaincue de basculer!
    Puisse ce choix nous apporter toute la sérénité et aider nos enfants à se construire avec intelligence.

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    1. Prendre du retard dans les cours Kerlann ce n'est pas grave, de toute manière ils proposent bien plus que ce qui est demandé par le programme de l'EN. L'inspecteur ne vous fera aucun reproche. Ce sont souvent les parents seuls qui s'imposent l'excellence. De plus il y a 24 semaines de cours et une année en comporte 52, en IEF il n'y a plus vraiment d'année scolaire, donc vous aurez laaaaaargement le temps de tout faire. Nous faisons une grande pause en décembre et janvier car les journées sont trop courtes pour les gâcher avec uniquement du formel et en juillet ainsi que début août, il fait bien trop chaud chez nous. Sinon nous travaillons tout au long de l'année quelques heures le matin, cela me permet de ne pas être confrontée à la remise en service de leurs méninges que 2 fois dans l'année, c'est souvent ce qui pause des problèmes aux parents qui souhaitent faire travailler leurs enfants. Je suis partisane de conserver un rythme régulier tout au long de l'année, un peu comme la tortue dans la fable de La Fontaine ;) Bon courage à vous et n'hésitez pas à me donner des nouvelles.

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    2. Prendre du retard dans les cours Kerlann ce n'est pas grave, de toute manière ils proposent bien plus que ce qui est demandé par le programme de l'EN. L'inspecteur ne vous fera aucun reproche. Ce sont souvent les parents seuls qui s'imposent l'excellence. De plus il y a 24 semaines de cours et une année en comporte 52, en IEF il n'y a plus vraiment d'année scolaire, donc vous aurez laaaaaargement le temps de tout faire. Nous faisons une grande pause en décembre et janvier car les journées sont trop courtes pour les gâcher avec uniquement du formel et en juillet ainsi que début août, il fait bien trop chaud chez nous. Sinon nous travaillons tout au long de l'année quelques heures le matin, cela me permet de ne pas être confrontée à la remise en service de leurs méninges que 2 fois dans l'année, c'est souvent ce qui pause des problèmes aux parents qui souhaitent faire travailler leurs enfants. Je suis partisane de conserver un rythme régulier tout au long de l'année, un peu comme la tortue dans la fable de La Fontaine ;) Bon courage à vous et n'hésitez pas à me donner des nouvelles.

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